Le blog d'Emmanuel Carriere
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manu salut, d'abord je suis particulièremen t heureux de te savoir en bonne forme. ensuite ayant pris connaiss...
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Par MOLLE Jacques, le 08.10.2009
salut, moi je veux juste dire à taf que s'il est celui que je crois, il peut me tél, je n'ai pas ses coordonné...
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Par Galfione, le 02.09.2009
voilà un texte qui m'a fait sourire jaune évidemment...
la gauche meurt des baronies et de certains hommes p...
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Par danielle CAZES, le 07.08.2009
en tous points d'accord avec marcel et d'une manière générale, ne mélenchon pas les torchons et les serviettes...
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Par Mathieu, le 16.07.2009
a tous nos « amis » de « gauche », pour faire suite au billet de manu quand la gauche aura perdu…
donc quand ...
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Par Mathieu, le 16.07.2009
merci manu d'écrire exactement ce que je pense....celà me conforte dans l'idée que je ne divague pas;nous devo...
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Par dumas, le 08.07.2009
dommage que le texte n'a pas été mis en ligne... j'attendrai avec impatience ! ce qui est bien dans l'analyse ...
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Par Pierre-Emmanuel Ma, le 05.07.2009
salut manu,
j'ai comme toi lu le texte auquel tu fais allusion. j'ai relevé les mêmes contradictions, etc...
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Par Marcel+Rubio, le 02.07.2009
les languedociens et autres rousillonais et catalans n'ont pas besoin que les élections régionales soient un t...
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Par Marcel Rubio, le 02.07.2009
le temps nous dira si mélenchon est sincère ou pas. en tout cas, il est la seule personnalité charismatique de...
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Par David Gaini, le 01.07.2009
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Date de création : 18.06.2009
Dernière mise à jour :
06.07.2009
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La mise en cause judiciaire du sénateur maire de Nîmes dans le dossier dit du "diamant noir" n'est pas une affaire privée: elle concerne les intérêts de nos concitoyens et ceux des habitants de la communauté d'agglomération. Sans porter atteinte à l'indépendance de la justice et considérant la présomption d'innocence dont jouit chaque citoyen, il nous paraît indispensable que lors de cette séance du conseil municipal, qui est le lieu premier du débat municipal, vous preniez le temps de donner à notre Assemblée une information précise sur le sujet. Il en va de la transparence et de la démocratie dans la gestion de notre ville. Il en va également de l'image de la cité, dont les élus municipaux, et en premier lieu ceux de la majorité, sont les représentants et les garants.
Telle était la question que les trois groupes d’opposition municipale désiraient poser d’une seule et même voix lors du la séance du Conseil Municipal de la ville de Nîmes le samedi 4 juillet dernier… Franchement pas de quoi fouetter un chat, rien d’illégitime non plus.
À la demande faite conjointement par les groupes « communiste », « socialiste » et « socialiste pour l’union », le sénateur-maire de Nîmes opposa une fin de non-recevoir, balayant d’un revers de main et d’un éclat de voix injurieux l’interrogation des représentants de près de 47% de ses administrés.
Depuis Mars 2008 et sa réélection, Jean Paul Fournier ne nous avait pas habitué à un tel comportement, encore moins depuis septembre dernier et son élection au Sénat.
Toujours à droite, toujours Sarkoziste, il n’en demeurait pas moins courtois, affable, gentiment rieur à ses heures, ne manquant que rarement l’occasion de saluer son opposition, sachant même se montrer élégant (il serait ici très mal venu de ma part d’oublier ou de tenter d’escamoter le mot d’accueil aussi sympathique que chaleureux qu’il eut pour moi au mois de juin dernier, lors de mon « retour à la vie publique » après mes problèmes de santé).
Las, celui dont on pouvait penser que les réussites électorales avaient apaisé le caractère a semblé retrouver sa véhémence fruste, comme si ces douze derniers mois n’avaient pas existé !
Peut-être s’est-il senti accusé ? Peut-être se sent-il sur une balance dont il ne sait encore de quel côté elle va pencher ?
Nous n’y sommes pour rien, cela ne regarde pour l’instant, comme je l’écrivais ici précédemment, que lui et sa conscience, peut-être et seulement en tant voulu, que cela regardera l’opinion de tout un chacun.
Pour répondre à la phrase malheureuse qu’il eût samedi matin, je pourrai rétorquer que dans la nature, pour qu’il y est des charognards, il faut qu’il y est… bref, je ne me sens pas l’âme d’un chacal.
Gageons que ses dérapages discourtois seront vite oubliés et que Nîmes retrouvera « son Jean-Paul », bien plus enclin à diriger la cité des Antonins à sa façon (qui je le rappelle n’est malgré tout pas celle que je souhaite), que « le Fournier » dont on m’avait parlé et que j’ai malheureusement croisé le week-end dernier.
Était-il en rage de s’être levé du pied Gauche (!), ou, comme cela se murmura discrètement dans les rangs de sa majorité, trouva-t-il qu’avec la canicule de ce début juillet la climatisation récemment installée dans la salle du conseil n’était pas assez efficace ? Allez savoir ?!
Le prochain Conseil Municipal nous éclairera sur ce retour de flamme qui, peut-on l’espérer (?), sera sans lendemain.
Nous sommes le 1er juillet 2009. Je vous donne rendez-vous dans un an… Si Dieu me prête vie (pour un mécréant comme moi, passez-moi l’expression!) !
Le soleil a tardé à prendre ses aises à la sortie de cet hiver, mais depuis quelques jours, il a affûté ses cigales et c’est d’une façon accablante qu’il écrase nos garrigues, nos plages, nos profondeurs. La fraîcheur trop vive et trop longue de ce printemps a néanmoins émancipé les velléités (de) gauches de tout ce que le sérail politique compte de sots, tandis que les premières chaleurs renvoient comme à l’accoutumée les plus sages à de saines lectures ou réflexions, à l’ombre des persiennes, au moment de la sieste.
Dans les coursives étroites et obscures de nos petits palais de province, les couteaux sont passés depuis belle lurette aux aiguiseuses…
Ce dernier printemps de la gauche aux affaires dans le Languedoc tourne au vinaigre, mais comme il est le dernier, ce n’est finalement pas si grave…
Dans l’opposition, nous aurons d’autres chats à fouetter, cela aura au moins le mérite de renvoyer à des études qu’ils n’ont sans doute pas effectuées convenablement les emberlificoteurs et prestidigitateurs de sous-préfectures que compte la gauche et le milieu associatif dans son ensemble.
En pleine convalescence, mais à nouveau capable de lire un peu depuis environ un mois, je me suis aventuré çà et là dans les journaux, sur internet pour savoir comment se préparer les échéances électives qui vont suivre les européennes du 7 juin dernier dont j’avais pu, peu ou prou, suivre la campagne à la radio et à la télévision, laquelle m’avait laissé un étrange sentiment de vide, sidéral…
J’avoue que pour ce que j’ai pu en lire ou en entendre, les prochaines élections régionales ne s’annoncent pas mieux, bien au contraire…
Étant aujourd’hui un homme « politiquement libre » et ce depuis les dernières municipales, je peux enfin dire politiquement « merde » à qui et quand j’ai envie de le faire : croyez-moi, c’est un vrai luxe !
Un de mes amis qui a la cervelle là où il faut, qui a gardé les pieds sur terre et dont la vigilance aussi structurée qu’effilée est rarement prise en défaut, me disait récemment à propos des prochaines régionales qu’il faudrait peut-être tirer un peu quelques oreilles, mais que tout devrait rentrer dans l’ordre et que les persifleurs réintégreraient le rang et rejoindraient la troupe le moment venu. Je me suis attaché comme bien souvent à son jugement et puis j’ai lu et écouté…
Je peux donc aujourd’hui écrire que la gauche va perdre les prochaines élections dans la région (je suis prêt à prendre les paris). Elle ne pourra s’en prendre qu’à elle-même, qu’à sa profonde sottise, qu’à finalement son inculture du pouvoir.
Je vois et j’entends déjà et d’ici les délateurs à grosse voix et grande gueule livrer à la vindicte imbécile du peuple de gauche la peau d’un tel ou d’un autre. Les chefs que l’on jalouse depuis des lustres, les sous-fifres sans envergures ou « les braves gens » qui ont fait le boulot sans le crier sur les toits font bien souvent des coupables idéaux dans ces cas-là. On règle ses comptes comme et avec qui on le peut !
Certains de mes amis sont politiquement déments !
Heureusement qu’il me reste l’affection que je leur porte car sinon, il faudrait que je me rattache au plus vite à l’église copte et que je file dans le désert à toutes jambes pour voir le monde autrement que par le trou de leur lorgnette!
La gauche va donc laisser à l’U.M.P. le Conseil Régional du Languedoc-Roussillon parce que Georges Frêche dit parfois des conneries, en fait quelques-unes, et qui plus est à la hussarde.
Je ne reviendrai pas maintenant sur ce que j’ai déjà écrit des vierges effarouchées de la gauche qui semblent découvrir un personnage qui fait de la politique depuis près de 40 ans et qui n’a depuis pas changer de caractère, je n’ai pas de temps à perdre.
Je m’attacherai par contre à vous démontrer la bêtise de choses qui ont été écrites à son encontre:
1) On tance le système « Frêchien », clientéliste et clanique : sachant d’où l’on vient avec la gestion de J. Blanc, on croit rêver !
2) Certains lui reprochent de s’être discrédité parce qu’il a été exclu du Parti Socialiste ; ce qui est savoureux, c’est que les mêmes personnes trouvent que, me concernant, la chose est tout à mon honneur. Certes, les raisons en sont différentes et je n’ai pas les mêmes responsabilités que lui, mais quand même... Par contre, Manuel Valls, député-maire d’Evry peut estimer qu’il manque des blancs sur les marchés de la ville qu’il administre sans être exclu du même parti, mais les redresseurs de torts s'en foutent, il n'est pas de la Région… Je préfère ne pas faire de commentaires !
3) Frêche n’a pas des idées de gauche : parlez-en donc aux républicains et enfants de républicains espagnols, aux parents smicards dont les enfants sont au lycée, aux viticulteurs en crise, etc.
4) L’affirmation par laquelle on fait du Président du Conseil Régional un diviseur est on ne peut plus risible puisque faite par des gens qui ne veulent d’union que sans le président sortant, autant dire pas d’union, voire même par certains qui envisagent de « tirer » une liste.
5) On ne peut pas défendre le bilan positif de Frêche car ce bilan est le résultat du travail d’une équipe composée de socialistes, de communistes et d’écologistes. Et dire qu’après une telle affirmation, les mêmes personnes reprochent à Frêche de tout décider tout seul !
Excusez-moi de ne pas rire, j’ai les lèvres gercées ! Mais il va peut-être falloir que ces détracteurs choisissent !
6) On ne peut pas non plus défendre le bilan positif de Frêche car il est le fruit du travail et du professionnalisme des centaines de fonctionnaires territoriaux et du Service Public !
Je veux donc qu’on m’explique quelque chose et qu’on me précise :
-Est-ce donc Georges Frêche qui a embauché à bon escient ces nombreux fonctionnaires au bilan si flatteur ?
-Avant Georges Frêche, ces nombreux fonctionnaires étaient-ils donc ce que l’on appelle communément « des branleurs » ?
J’en conclus que dans les municipalités gérées par la droite, les bilans ne sont pas bons parce que les fonctionnaires ne font pas leur boulot, et pas parce que la politique est ultralibérale (et vice-versa)?
Me voilà bien embêté, je vais être obligé d’aller voir Monsieur Jean-Paul Fournier, de lui taper sur l’épaule, de le féliciter pour sa politique et de lui dire que si celle-ci ne fonctionne pas, ce n’est pas parce qu'elle n'est pas bonne, mais que c’est, comme on le dit au café du commerce, la faute de ces salauds de fonctionnaires ! Des fois, j’ai le sentiment de faire un mauvais rêve !
7) Reprenant « avantageusement » le début de l’Internationale - Il n’est pas de sauveur suprême, ni Dieu, ni César, ni tribun… - un de mes copains le brandit au nez du président de la Région comme une menace. Et bien moi, je pense simplement que George Frêche applique la politique suivante : « un homme qui a raison, représente à lui seul une majorité d’une voix ». Ce n’est pas de moi, ce n’est pas de lui, c’est de l’écrivain penseur Henry David Thoreau (dans « la désobéissance civile » je crois) et j'estime qu'il a raison, sur le fond et la forme!
Je m’arrêterai là car je n’ai pas envie d’y passer la nuit !
Avec tout ça, nous allons donc avoir 4, peut-être 5 listes de gauche aux prochaines élections régionales, peut-être même plus… CQFD !
Quand les amis de Nicolas 1er auront repris la gouvernance du Languedoc-Roussillon, il ne faudra pas compter sur moi, ni sur bien d’autres pour aller manifester notre mécontentement dans les rues de nos villes.
Je me contenterai de ruminer la bêtise de la gauche languedocienne et de réfléchir à comment aider les petites gens...
Vous savez, les petites gens, ceux qui pâtissent de la politique de la droite ultralibérale qui est au pouvoir, ceux qui prennent les réformes scandaleuses du gouvernement « en pleine gueule » pendant que ceux qui sont censés les défendre réfléchissent en se contemplant le nombril, et qui au lieu de penser à une politique pour ceux d’en bas, font des comptes d’apothicaires…
Mais j’oubliais, faire de la politique, c’est pour beaucoup et bien souvent penser à soi et pas aux autres, même quand on est de gauche !
L’été prochain, en juillet 2010, quand la gauche aura perdu, pour certains, cela ne changera pas grand chose. Pour les autres, il nous reste juste à espérer qu’il ne fasse pas trop chaud, voire même que l'été soit pourri afin que ceux qui auront encore moins et peut-être même plus du tout les moyens de partir en vacances ne souffrent pas de la canicule dans leurs cages à lapins, et que nos aînés n’en crèvent pas comme en 2003…
A bientôt !
Étant plutôt curieux de nature et apprenant que Jean-Luc Mélenchon serait présent à Lézan pour la fête annuelle du Parti Communiste dans le Gard, je n’ai pu m’empêcher d’aller écouter ce que le sénateur socialiste et tout nouveau député européen estampillé "Front de Gauche" avait à dire à ce peuple de gauche désespéré. J’y suis arrivé bien en retard, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’ai pas été, comme on le dit trivialement, déçu du voyage.
En effet, sous les applaudissements somme toute assez nourris d’une assistance « peau de chagrin », j’ai partagé une expérience malheureusement pas nouvelle lorsqu’on s’intéresse un peu à la politique : c’est ce que j’appellerai le tour de passe-passe.
J’avais récemment pris position dans le journal « La Marseillaise » en indiquant que je trouvais « assez intéressante » la démarche de Jean-Luc Mélenchon. Je disais notamment que ce que je trouvais fort respectable, entre autres choses dans son action, était avant tout le fait qu’il ait « lâché la gamelle » et donc pris des risques (ce que la plupart des hommes politiques ne font jamais ou ne savent pas faire) en quittant le Parti Socialiste et en s’embarquant dans l’aventure initialement improbable du Parti de Gauche : erreur magistrale sans doute lié à ma grande naïveté (les mauvaises langues diront à ma bêtise, ce qui en l’occurrence, je vous l’accorde, n’est peut-être pas loin de la réalité).
En effet, je crois pouvoir écrire sans pour autant faire de procès d’intention que Jean-Luc Mélenchon n’a rien lâché du tout, bien au contraire. Il est en train de dérober au nez et à la barbe des militants communistes ce qu’il reste des décombres encore fumants de leur parti : et le plus fort, c’est que certains l'ovationnent !
Le voici donc comme par enchantement député européen, à la tête de 8,15% de l’électorat qui a bien voulu se déplacer le 7 juin dernier (40,5% de participation, record historique si je ne m’abuse).
Reconnaissons ici que la quasi-totalité de l’électorat du « Front de Gauche » est issue de celui du PCF, ce que Jean Luc Mélenchon se garde bien d’avancer au moment d’analyser, non sans un certain brio, les résultats des dernières élections…
Donnant du « camarades » par ci, du « camarades » par là, caressant les néo-staliniens comme les progressistes dans le sens du poil, il explique que le « Front de Gauche » est une force en marche, ce qui est peut-être vrai. Le Parti Socialiste, devenu subitement, mais pas pour longtemps croyez-moi (les régionales approchent…), in-fré-quen-ta-ble, a du souci à se faire, ce qui est manifestement exact si on en croit le résultat des dernières élections et l’accueil « tendu » réservé au premier secrétaire gardois qui, je me dois de l’écrire, ne s’est ni dégonflé, ni démonté.
Allant au bout d’une logique qui lui est personnelle, Jean-Luc Mélenchon explique notamment qu’en additionnant les voix du « Front de Gauche » et celles du « NPA », la gauche (laquelle ?) aurait rassemblé 10% et sans doute plus par un effet de dynamique, aussi aléatoire si je peux me permettre, que ses méthodes de calculs.
« Le front de Gauche » aurait donc pu (dû ?) terminer sa première course devant le Parti Socialiste… Vaste couillonnade ou vrai mensonge faisant fantasmer tous les tireurs de plan sur la comète que la gauche compte, et il y en a, surtout sur notre territoire!
Par enchantement, le « NPA » porterait donc historiquement la responsabilité de la dernière victoire de la droite, de l’élection de B. Gollnisch et de « je ne sais quoi encore »…
Si vous êtes déjà venus me lire, vous savez déjà que si j’ai beaucoup d’amis dans les mouvements d’extrême gauche et au NPA en particulier, je ne partage pas avec eux bon nombre de choses, entre autres leur façon de faire de la politique. J’ai manifesté et manifesterai sans aucun doute encore à leurs côtés pour beaucoup de raisons ou de combats que nous menons ensemble, mais nos chemins divergeront encore et toujours au moment de ce que j’appellerai ici et maintenant « la prise de responsabilités ». Leur vision de la politique est différente de la mienne, ce n’est pas pour cela que je leur ferai porter un chapeau qui leur va trop grand…
Je vois là, chez Jean-Luc Mélenchon, un malicieux calcul visant à diviser un peu plus un Parti Communiste ne sachant plus vraiment où se tourner et déjà enclin ses dernières années à générer de par sa faiblesse, et sans le vouloir, tout ce que la politique peut avoir d'hypothétique, de problématique et de douteux, quand les hommes qui la font mélangent leurs choix, leurs ambitions et les aspirations du plus grand nombre… Je ne calomnie personne, les gens sont assez grands pour, le cas échéant, se reconnaître.
Je ne sais pas avec quelle calculatrice il est possible d’additionner les voix du « Front de Gauche » et celles du « NPA », du moins, si je tente ce genre d’opération avec la mienne, je connais le résultat : SYNTAX-ERROR !
Divisant un animal déjà bien souffrant (le PCF), j’ai l’étrange sentiment que Jean-Luc Mélenchon espère bien tirer les marrons du feu. Qui plus est, le terrain, je devrais écrire la Région, s’y prête à merveille ! Les deux partis politiques de gauche et de gouvernement que sont le PCF et le PS sont chez nous (comme ailleurs ?) au bord de l’implosion depuis déjà pas mal de temps. Le « cas » Georges Frêche semblerait complexifier un peu plus aujourd’hui la situation ; j’emploie sciemment un conditionnel car cela arrangerait trop de sots de lire la même chose à l’indicatif…
Un PCF en proie au déchirement, un PS en déliquescence, un NPA coupable et un sauveur : Jean-Luc Mélenchon qui va jusqu’à sous-entendre qu’il pourrait mener une liste dans la région, en tout cas qu'il jouera pour la gagne: "on est candidat à la direction des affaires...". Qui est ce fameux "on" dans la bouche du député européen, je vous laisse le deviner, en tout cas ce "on" n'englobe sûrement pas l'équipe sortante dont évidemment le bilan est soigneusement occulté, puisqu'il est plus que correct... Alors qui?
Au moment ou Alduy est brillament réélu maire de Perpignan, que le Front National est en passe de nous refaire le coup de Vitrolles à Henin-Beaumont, qu'à ce propos une ministre de la République se permet de dire qu'elle "ne choisit pas entre le Front National et le Parti Socialiste" sans qu'au bout du compte les médias y trouve grand chose à redire, il serait peut être judicieux de se poser les bonnes questions en vue des prochaines élections régionales, au lieu de chercher à apparaître comme rassembleur et de diviser pour espérer en tirer bénéfice...
Est-ce seulement par convictions que l'on quitte un parti politique dans lequel on a pas pu ou su s'imposer et qu'on essaye de faire main basse sur une autre organisation à la dérive et rongée par des querelles intestines?
L'UMP a des ampoules à force de se frotter les mains, elle a aussi malheureusement de beaux jours devant elle.
Dans le même temps, toujours en coulisses, je pense donc que Mélenchon nous rejoue le coup de Lafontaine en Allemagne : quand Jean-Luc se prend pour Oskar… autrement dit, le PCF est-il soluble dans « Le front de Gauche » ?
Vous le savez, si je crois être de gauche, je suis sûr de ne pas être communiste ni de le devenir, mais je ne suis surtout pas non plus anti-communiste. Je crois aujourd’hui que le Parti Communiste français devrait peut-être méditer ce qui est arrivé à son homologue d’outre-Rhin s’il veut continuer à respirer.
Et dire que j’ai été assez bête pour envisager un instant que Jean Luc Mélenchon avait lâché la gamelle !
Je crois maintenant qu'il en a juste changé et qu’il tient bien la nouvelle. Si tel est le cas, je ne serai pas de ceux qui se laisseront mijoter…
Si seulement vous saviez ce que j’espère me tromper !
A bientôt!
Ma récente prise de position en faveur du vieux lion de la Septimanie m'a valu d'essuyer les foudres de pas mal de mes amis... Cela ne me fera pas changer ni d'avis, ni d'amis!
Je n'ai par ailleurs aucunement l'intention de me justifier... Ceux qui ressentent le besoin de le faire doivent se sentir coupables de quelque chose, ce n'est pas mon cas.
"Si un homme ne marche pas au pas de ses camarades (sic!), c'est qu'il entend le son d'un autre tambour"(Henry David Thoreau). Désolé, mais je n'ai pas l'intention, pour l'heure, de changer de disque.
A bientôt!
L'affaire dite du "diamant noir" concernant le sénateur maire de Nîmes écorne encore une fois l'image de notre ville.
Elle conforte notre volonté de changer de système de gouvernance au niveau municipal et de l'Agglomération et pas seulement quelques éléments d'un système marqué du sceau du libéralisme outrancier; si nous y arrivions, ceci
éviterait toutes possibilités de dérives.
Pour la suite, il appartient à la justice de faire toute la lumière nécessaire dans la plénitude de son indépendance. Il appartient à chacun de respecter le secret de l'instruction et celui de la présomption d'innocence, deux pivots essentiels d'une justice libre et républicaine.
"Les socialistes pour l'union"
groupe d'opposition au conseil municipal
Catherine Calmet-Roatta, Alain Fabre-Pujol, Emmanuel Carriere
"Toute personne est présumée innocente avant qu'une juridiction l'ait définitivement déclarée coupable."
Il est inconcevable pour moi de perdre de vue une seule seconde cette évidence qui sert de préambule à ce petit billet sur l'affaire dite du "diamant noir", affaire pour laquelle Monsieur Jean Paul Fournier, sénateur-maire de Nîmes et président de Nîmes métropole est renvoyé en correctionnelle à l'automne prochain. Je ne vais pas ici reprendre les faits présumés, il vous suffira pour ça d'ouvrir les journaux locaux.
Jean Paul Fournier est assez grand pour savoir ce qu'il a ou ce qu'il n'a pas à se reprocher. Suspecté de prise illégale d'intérêts, Monsieur le Maire aurait donc mélangé les genres: intérêts publics et privés... Il faudra qu'il s'en explique devant la justice, mais avant ça c'est devant nos concitoyens qu'il lui faut le faire. Je ne m'aventurerai sûrement pas pour l'instant à jeter l'opprobre sur celui qui dirige notre cité avec ses convictions, que pourtant et il le sait, je ne partage pas loin s'en faut: il est sarkoziste, moi pas, il est à droite, "moi non plus!"
Je ne suis ni juge, ni avocat et je n'aime pas crier au loup avec la meute... Je ne suis pas non plus un charognard.
Pour l'instant, tant que rien n'est avéré, le plus gênant dans cette affaire, c'est l'image de la politique en général, sur Nîmes et bien au-delà, qui est renvoyée à nos concitoyens, au demeurant électeurs, je me permets de le rappeler à ceux qui l'ont perdu du vue... On verra bien si de gênante, cette affaire devient grave... Il sera alors temps d'en tirer des conclusions et d'ouvrir les tiroirs à couteaux.
Comment s'étonner en tout cas après ce genre de "pataquès" du taux d'abstention en quasi constante progression ces dernières années?
On pourra certes mettre à part la dernière élection présidentielle qui me paraît avoir rencontré un franc succès non pas pour le débat de fond qu'il n'y eut pas, mais pour les allures de soirée de Gala de télé-réalité que lui donnèrent ses deux principaux protagonistes...
Comment s'étonner donc que le citoyen ne reprenne pas à son compte la phrase de Breton "Je ne veux pas changer la règle du jeu, je veux changer de jeu" lorsqu'on tente de lui parler de politique et qu'il prenne ensuite sciemment ses jambes à son cou à l'heure d'aller voter?
"Il faut changer de politique" claironnent les uns, "il faut faire de la politique autrement" chantent les autres, "changeons de méthodes, de pratiques" envisagent les plus sots ou les plus naïfs; voeux pieux sans autres propositions tangibles et qui ne sont donc jamais suivis d'effets parce que construits sur des fantasmes improbables ou des peurs de collégiens...
Reconnaissons juste aujourd'hui que cette "affaire" du diamant noir pose un certain nombre de questions, de fond autant que de forme, mais qu'il est encore bien trop tôt pour tirer des plans sur la comète ou pour jeter le bébé avec l'eau du bain... encore moins pour juger quelqu'un qui ne l'est pas encore!
N'attendez donc pas de moi, bien qu'en totale opposition politique avec Jean Paul Fournier, que je me répande de parts et d'autres, dans la presse, au conseil municipal ou ailleurs, en quolibets. Je ne crois pas que nos concitoyens attendent après ça, je pense plutôt qu'ils souhaitent de l'opposition municipale la construction d'une véritable alternative politique, un vrai projet de gouvernance. Tout ceci ne se fait pas sur les décombres d'une gestion aussi calamiteuse soit-elle où sur les erreurs et fautes de ses adversaires... Occupons-nous de construire nos projets et soyons attentifs aux explications que la majorité municipale et son premier magistrat ne manqueront pas de nous donner. Aurons-nous besoin de les tirer par les oreilles pour que cela soit fait? Nous allons le voir...
Quoi qu'il en soit, en attendant la suite "des aventures du diamant noir", je n'attaquerai pas l'homme, je continuerai par contre à combattre ses idées et sa politique avec détermination, sans animosité... On verra un peu plus tard ce qu'il y a lieu de faire... On n'aiguise en général les couteaux qu'au moment où il faut trancher la viande; trop tôt, trop souvent ou à mauvais escient, leur fil s'use et ils ne coupent plus.
A bientôt.
*champignon comestible qui pousse sous terre, autrement dit "une truffe"
J'ouvre ce Blog aujourd'hui parce que je suis à la fois navré et je dois dire assez en colère!
Est-ce légitime, je n'en sais fichtre rien, mais qu'importe!
Je dois me présenter rapidement avant de me jeter à l'eau.
J'ai été membre du Parti Socialiste pendant 25 ans, parti dont je me suis fait exclure lors des dernières élections municipales parce que, à Nîmes, j'ai eu, sans vouloir paraître prétentieux, l'audace de suivre le meilleur candidat de la gauche, et de loin, à savoir l'ancien député maire communiste Alain Clary. Je n'ai jamais été et ne serai sans doute jamais communiste, le passé est bien trop lourd, mais l'homme (Alain Clary) est et reste un type formidable pour un nombre de raisons pharaonesques qu'il serait donc trop longues à énumérer maintenant. Néanmoins, je m'attellerai peut être un jour à la tâche. Je veux juste ajouter maintenant que son entourage lui ressemble, ce qui ne gâte rien vous en conviendrez avec moi!
Depuis ces élections municipales de mars 2008, je suis donc exclu du parti socialiste mais membre du conseil municipal de Nîmes, dans l'opposition, où je siège aux côtés de deux autres anciens socialistes, comme moi exclus et pour les mêmes raisons, Catherine Calmet-Roatta, déjà conseillère municipale d'opposition depuis 2001 et qui comme on dit "connaît bien la musique", et Alain Fabre Pujol, un encore et toujours jeune "vieux routier" de la vie politique, ancien député nîmois, premier adjoint d'alain Clary de 1995 à 2001 et ancien premier secrétaire du Parti Socialiste Gardois.
Cette rapide présentation étant faite, j'en viens (enfin me direz-vous!) à ce qui m'a amené à créer ce blog aujourd'hui.
A peine sorti d'une sévère défaite aux élections européennes, le Parti Socialiste maintient "haut dans les tours" la machine à perdre, grâce, entre autres choses, à l'aveuglement de sa première secrétaire, préparant déjà un terrain favorable à une défaite tout aussi cinglante aux prochaines élections régionales...
On voit bien où l'anti-sarkozisme a conduit le PS, pas besoin donc de beaucoup d'imagination pour envisager où pourrait l'amener régionalement un anti-frêchisme de sous-préfecture!
Comme si la situation politique française n'était pas suffisamment désespérée, comme si les petites gens ne souffraient pas suffisamment à la fois de la crise et de la politique brutale et ultra-libérale du gouvernement, le parti socialiste en ajoute une couche en Languedoc Roussillon en décidant, semble-t-il, ne pas investir le président sortant, Georges Frêche, pourtant nanti d'un bilan largement créditeur, le tout au risque de rendre à la droite une région qu'elle a dirigé pendant 18 ans, on sait comment et avec qui (clientélisme forcené, Front national...), mais j'y reviendrai prochainement...
Que reproche-t-on au grand Georges? Ses écarts de langage, sa gouvernance autoritaire, son sale caractère, sa mégalomanie...? Un peu de tout cela sans doute si on en croit ce que l'on peut entendre aux terrasses des cafés languedociens, dans le "mondillo" politique de gauche. Le plus étonnant, le plus risible devrai-je écrire, c'est que ce personnage haut en couleurs était déjà le même il y a 23 ans, lorsque j'étais étudiant à Montpellier et qu'il était alors le Maire Omnipotent de la ville (depuis la fin des années 70). Je me souviens qu'il nous arrivait de temps à autres avec quelques amis de "sécher" nos propres cours pour aller l'écouter en faculté de droit, je me souviens également ne jamais avoir été déçu par ses "prestations"!
A l'époque, il se trouvait assez peu de gens à gauche pour lui trouver des défauts, pas plus d'ailleurs qu'en 2004, lorsqu'il fallut l'investir pour les élections régionales. Pour preuve, il rassembla à l'époque, et ce n'est pas si vieux, plus de 95% des votes des militants du parti socialiste (dont j'étais à l'époque).
Alors quoi?
Georges Frêche a prouvé en 2004 que la gauche pouvait gagner l'élection régionale en Languedoc-Roussillon, il a prouvé ensuite qu'elle était en mesure non seulement de gouverner la région mais de présenter en plus un bilan plutôt flatteur malgré quelques belles bourdes: la maintenant célèbre bien que désuète Septimanie, les non moins célèbres "écarts de langage" sur les "blacks" en équipe de France et les Harkis, bien que je considère concernant le premier que la presse nationale en manque de sensationnel fit dire à Big Georges l'inverse de ce qu'il avait voulu dire en sortant un bout de phrase de son contexte... Bref, la victoire et le bilan de Frêche et de son équipe ont sans aucun doute donné des velléités à quelques seconds couteaux...
Silencieux pendant tant d'années, le choeur des vierges effarouchées de la gauche chante haut et fort ces derniers temps en Languedoc-Roussillon! Qui sont elles ?
Des personnes qui n'ont pas été prises sur la liste des régionales en 2004 et qui règlent leurs comptes? des personnes qui craignent de ne pas y être lors des prochaines élections et qui préparent le terrain d'une victoire de la droite qui serait alors imputable à Georges Frêche? Sans doute un peu des deux, mais il y a bien d'autres raisons !
Si ces gens préfèrent voir "Le bon" Couderc ou "le gentil" Jeanjean à l'hôtel de Région à la place de "Big Georges", cela sera sans moi.
Le front anti-Frêchiste n'a pour l'heure que son anti-Frêchisme à proposer. Pas de programme, ou alors celui-ci est quelque chose de si obscur qu'il ne circule que sous le manteau comme si ces auteurs en avaient honte... De plus, ils n'ont toujours pas trouvé quelqu'un pour l'incarner... Un comble! Quoi que pas vraiment, personne pour incarner un vide, cela a quelque chose d'assez logique...
Avec ça, on va loin, on prend en tout cas le risque inconsidéré de remettre la droite à l'hôtel de Région! Couderc, Jeanjean, Jeanjean, Couderc, entre les deux mon coeur ne balance pas...
La politique municipale ou régionale de Frêche n'est pas de gauche? Alors quid de la régie municipale des cantines scolaires de la ville de Montpellier qu'il s'évertua à conserver lorsqu'il était maire, quid du développement des transports en commun sur cette même ville qu'il mit en oeuvre à l'époque presque contre l'avis de tous et que tout le monde applaudit aujourd'hui des deux mains (surtout si on le compare avec le futur TCSP de Nîmes la sarkozienne), quid des efforts colossaux du C.R. pour les lycées depuis 2004, quid des soutiens économiques au monde rural, au développement des énergies renouvelables... Je m'arrête là, cette courte liste montre bien quel vent pousse le "Vieux lion"... Je vous rassure aussi, je ne suis pas dupe, tout n'est pas rose (sic), mais comparez donc la litanie précédente avec celle que l'on peut faire dans les municipalités gérées par la majorité présidentielle, voire même dans certaines municipalités dîtes de gauche!
Vous me direz, de tout ça, les b.o.b.o.s donneurs de leçons et redresseurs de torts s'en foutent; ils ont de quoi manger à la fin du mois et ne connaissent que d'assez loin, par les livres ou le cinéma en général, la misère des gens... Alors pour eux, droite ou gauche, gauche ou droite, cela ne change pas grand chose! Certains soulagent leur conscience et s'encanaillent en votant au mieux pour les verts (je n'ai rien contre eux), au pire pour cette extrême gauche (elle m'exaspère un peu plus) qui préfère laisser le peuple dans la misère plutôt que de mettre les mains dans "la merde" du pouvoir et agir!
Vous l'avez compris, je ne mange que très peu de ce pain là, même si le faisant, je pourrai y croiser beaucoup de mes amis!
On peut reprocher bien des choses à Georges Frêche, beaucoup de choses, énormément même, et sans jeu de mot, mais quand même! Lorsqu'il devint maire de Montpellier, la ville était au coude à coude avec Nîmes... Aujourd'hui, force est de constater que les deux villes ne rivalisent plus l'une avec l'autre et depuis bien longtemps. La première est une grande ville, moderne, agrandie avec rationalité, intelligence et perspectives, certes parfois également à la hussarde (peut être que dans quelques décennies, l'expression "à la Frêche" sera entrée dans le langage courant), la seconde est un gros village en train lentement de devenir un dortoir pour retraités... Et puis visitez donc le quartier de La Pallaide à Montpellier et celui de Valdegour à Nîmes et la question de savoir où il vaut mieux vivre ne vous effleura même pas l'esprit!
On sait que Frêche a transfiguré Montpellier, on sait aussi qu'il est en train de transformer le Languedoc-Roussillon (il faut vraiment être de mauvaise foi pour ne pas le reconnaître), je m'aventurerai ici à écrire également que le Languedoc-Roussillon n'existe politiquement que depuis 2004: avant, c'était une entité quelque peu "vaporeuse" dont on se demandait à quoi elle pouvait bien servir, à part proposer aux amis du pouvoir de l'époque des destinations exotiques et des facilités de paiement, le tout sur le pied du contribuable.
A ce propos, merci encore Monsieur Georges Frêche d'avoir, lors de votre prise de pouvoir, fermé "à la hussarde" le Centre Régional des Lettres malgré la levée de boucliers que cela engendra, même et surtout loin d'ici! Ce C.R.L, pour lequel certains se seraient fait trouer la peau, permettait en fait à quelques écrivaillons de seconde zone de se rendre dans des prestigieux salon du livre (Maroc, Québec...) pour au bout du compte, n'y représenter qu'eux-mêmes ou d'organiser des banquets somptuaires à Castries où ailleurs pour des illettrés tentant de faire croire l'inverse... J'en sais quelque chose, croyez-moi, mon père était écrivain et Prix Goncourt, le milieu des lettres de m'est donc pas totalement étranger... J'écrivais donc que vous avez fermé le C.R.L. "à la hussarde", je maintiens que vous avez bien fait de le faire ainsi car beaucoup des gens en place ne méritaient pas plus d'égard que cela: ce sont eux (certains d'entre-eux) qui par exemple refusèrent la publication d'un recueil de texte co-signés par les auteurs majeurs de la région dénonçant la profanation des tombes juives de Carpentras; encore faut-il savoir qu'à l'époque, un des responsables de la commission culturelle régionale chère à Monsieur Blanc n'était autre qu'un élu frontiste des Pyrénées Orientales. CQFD!
Mais nul n'est immortel, et "Big Georges" n'est plus tout jeune. Alors que souhaiter, qu'espérer?
Et bien, en ce qui me concerne, je soutiendrai Georges Frêche pour les prochaines régionales et jusqu'au bout (à moins que l'on me prouve d'ici là que la Région possède quelqu'un de même envergure que lui, avec la même envie, le même talent... et surtout un programme qui tienne la route!). Tout d'abord parce que j'estime que son solde est largement créditeur, ensuite parce que le prochain mandat sera court et qu'il sera sans doute malgré son âge, capable d'aller à son terme (ceux qui ne le supportent pas n'en auront donc pas pour trop longtemps!).
La seule chose que j'aimerai qu'il fasse c'est abandonner à qui bon lui semble la présidence de l'agglomération de Montpellier pour ne plus se consacrer qu'à la Région car elle a encore et toujours besoin de lui, comme ces habitants... qu'il a pourtant parfois trouvé cons!
A bientôt!